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vendredi 3 juillet 2026

Arme Fatale 3, après le Lin et le Chanvre, voici venir le Miscanthus

 

Pétrole, la vérité est ailleurs...


Il y a quelques mois, j’écrivais quelque part, qu’il fallait que les dirigeants ukrainiens créent un grand marécage aux frontières de leur pays, idem pour les pays baltes et la Pologne, le tout surveillé par des drones permettant d’économiser la présence de milliers de soldats tout du long de la frontière car no man’s land infranchissable pour les blindés russes.

Peu après, en août 2025, des scientifiques émettaient le même avis :

Le "projet de grand marécage" en Ukraine désigne la sanctuarisation et la restauration des vastes zones humides de la Polésie (incluant les Marais du Pripiat). Cette "Amazonie européenne" est utilisée comme un obstacle naturel et un bouclier de défense stratégique pour ralentir les troupes terrestres venant du nord.

Les principaux aspects de ce grand projet naturel et défensif incluent :

  • Barrière défensive : les sols marécageux et la rivière Pripiat forment un obstacle naturel presque infranchissable pour les véhicules blindés lourds, protégeant ainsi la frontière nord de l'Ukraine.

  • Reconstruction et réensauvagement : des ONG comme Rewilding Ukraine œuvrent pour restaurer ces écosystèmes, cruciaux pour la biodiversité et la régulation du climat.

  • Inspiration européenne : L'efficacité de cette stratégie est telle que d'autres pays, comme la Pologne et la Lituanie, ont lancé des projets similaires le long de leurs propres frontières.

Dans la même région, des mégaprojets de voies navigables (comme la liaison E40) ont été vivement critiqués par des associations environnementales pour les risques de drainage qu'ils font peser sur ces zones humides protégées.

https://euromaidanpress.com/2025/06/24/ukraine-swamps-russian-tanks/#google_vignette

En sus, je proposais de planter de l’herbe à bisons dans la partie ukrainienne située au nord et à l’est du Dniepr.

Plante pérenne qui pousse toute seule de la frontière canadienne jusqu’à celle du Mexique et puits de carbone permettant facilement de produire du bioéthanol en remplacement de l’essence à base de pétrole.

Intérêt stratégique, économique et climatique majeurs !

L'expression « herbe à bison américaine » fait référence au switchgrass (nom scientifique : Panicum virgatum), une plante sauvage des grandes prairies d'Amérique du Nord devenue une ressource majeure pour la production de bioéthanol de deuxième génération.

Bien évidemment, il s’agit seulement de remplacer l’essence des particuliers avec du bioéthanol mélangé à 15 % à un e-fuel.

Pour les entreprises, c’est véhicules électriques grâce au photovoltaïque avec batteries sodium et moteurs sans aimants, plus trains, péniches et drones.

Le diesel (gazole) domine largement le secteur des transports européens, représentant près des deux tiers (67,5 %) de la part de marché des carburants routiers. Avec l'essence, ces deux énergies constituent près de 90 % de la consommation totale d'énergie du transport routier dans l'Union européenne.

La part du diesel varie fortement selon l'usage et les pays :

  • Marché mondial & rôle européen : L'Europe représente à elle seule environ 25 % du marché mondial du diesel, portée par des pays comme l'Allemagne (environ 35 % de la part européenne) et le Royaume-Uni.

  • Parc automobile : Si les ventes de voitures neuves diesel se sont effondrées en Europe pour atteindre moins de 8 % des immatriculations, de nombreux pays restent très dépendants du gazole, la France figurant par exemple parmi les plus dépendants avec une part élevée de véhicules en circulation fonctionnant au diesel.

Pourquoi le switchgrass est-il utilisé pour le bioéthanol ?

  • Rendement élevé : une seule tonne de switchgrass permet de produire potentiellement plus de 3 500 litres d'éthanol, soit environ 2,5 fois le rendement du maïs.

  • Plante cellulosique : Contrairement au maïs ou à la canne à sucre (première génération), on utilise ici la cellulose des tiges et des feuilles. Cela n'entre pas en compétition avec la production alimentaire humaine.

  • Faible empreinte écologique : C'est une plante vivace qui vit de 12 à 15 ans. Elle nécessite très peu d'eau, d'engrais ou de pesticides.

  • Valorisation des sols pauvres : elle pousse facilement sur des terres marginales ou arides où aucune culture alimentaire ne peut survivre.

Mais en Ukraine, c’est le miscanthus géant (Miscanthus × giganteus) qui s'impose comme une ressource stratégique majeure pour la dépollution des sols de guerre (phytorémédiation) et la sécurité énergétique du pays. Cette plante stérile originaire d'Asie, extrêmement résiliente et à croissance rapide, offre une solution écologique pour valoriser les terres agricoles dégradées et contaminées par les combats.

Le nord de l'Ukraine, correspondant principalement à la région naturelle de la Polésie et aux oblasts de Tchernihiv, Soumy et Kiev, couvre environ 114 000 kilomètres carrés. Cette vaste zone représente approximativement 19 % de tout le territoire ukrainien.

Une arme verte pour dépolluer les sols

  • Expérimentation en zone de guerre : un projet de recherche parrainé par l'OTAN et piloté par l'université Jan Evangelista Purkyne en Tchéquie mène actuellement des tests cruciaux à Vorzel, près de Boutcha.

  • Restaurer la terre : le projet consiste à cultiver le miscanthus sur des sols pollués par les métaux lourds et les résidus de munitions afin de les revitaliser et de pomper les contaminants.

  • Barrière écologique : grâce à ses racines denses, le miscanthus stabilise le sol, limite l'érosion et contribue à filtrer et assainir les eaux souterraines.

Sécurité énergétique et reconstruction

  • Le projet MERIT : À travers l'initiative internationale Miscanthus Energy for a Resilient and Inclusive Transition (MERIT), l'Ukraine collabore avec des experts du Royaume-Uni, d'Espagne, de Pologne et d'Allemagne. Ce programme vise à exploiter jusqu'à deux millions d'hectares de terres arables contaminées pour produire de la biomasse.

  • Rendements élevés : les conditions climatiques ukrainiennes permettent d'obtenir d'excellents rendements de matière sèche, atteignant fréquemment entre 20 et 30 tonnes par hectare.

  • Applications concrètes :

    • Chauffage et biogaz : transformation de la biomasse en pellets hautement calorifiques et en paille de chauffage pour sécuriser l'approvisionnement des réseaux ruraux.

    • Éco-construction : les fibres de la plante servent à fabriquer des matériaux de construction écologiques indispensables pour reconstruire les infrastructures détruites.

Le miscanthus est l'une des cultures énergétiques les plus prometteuses pour la production de bioéthanol de deuxième génération (2G). Contrairement au bioéthanol de première génération (produit à partir du sucre de la betterave ou de l'amidon du maïs), le bioéthanol 2G utilise la cellulose de la plante, évitant ainsi toute concurrence directe avec l'alimentation humaine.

Le processus de transformation

  • Biomasse lignocellulosique : le miscanthus est composé de cellulose, de précellulose et de lignine.

  • Prétraitement : une action chimique ou thermique sépare la lignine pour libérer la cellulose.

  • Hydrolyse enzymatique : Des enzymes coupent la cellulose pour la transformer en sucres simples (glucose).

  • Fermentation : Des levures spécifiques fermentent ces sucres pour produire de l'alcool (éthanol).

  • Distillation : L'alcool est purifié pour obtenir du bioéthanol utilisable comme carburant.

Les avantages majeurs

  • Bilan carbone exceptionnel : le miscanthus stocke plus de carbone dans le sol via ses racines qu'il n'en émet lors de sa combustion ou de sa transformation.

  • Aucun intrant nécessaire : sa culture ne requiert presque pas d'engrais ni de pesticides après la première année.

  • Valorisation des terres pauvres : il pousse sur des sols marginaux, pollués ou non cultivés, préservant les terres fertiles pour l'agriculture alimentaire.

  • Rendement énergétique : sa forte production de biomasse à l'hectare surpasse celle de nombreux arbres ou autres plantes herbacées.

Les défis techniques et économiques

  • Verrou de la lignine : la lignine enveloppe solidement la cellulose, ce qui rend l'extraction des sucres complexe et coûteuse.

  • Coûts des enzymes : les technologies d'hydrolyse enzymatique nécessitent des investissements industriels encore élevés.

  • Logistique : le transport et le stockage de volumes massifs de paille légère de miscanthus exigent une organisation locale rigoureuse.

La rentabilité du bioéthanol à partir de miscanthus (filière 2G ou deuxième génération) est actuellement au seuil de l'équilibre commercial, fortement conditionnée par les coûts industriels de transformation et le prix des énergies fossiles. Si la plante offre une excellente rentabilité agricole et un coût de matière première très bas, la complexité du raffinage de la cellulose limite pour le moment sa rentabilité globale face au bioéthanol de maïs ou de betterave (1G).

Comparaison des coûts et rendements de production

Le coût de production du bioéthanol 2G issu du miscanthus oscille généralement entre 0,55 € et 0,90 € le litre, selon l'efficacité des usines, contre environ 0,40 € à 0,55 € pour la première génération (1G).

Indicateur (par hectare) Miscanthus (2G) Betterave sucrière (1G) Maïs / Céréales (1G)

Rendement biomasse : 15 à 20 tonnes (matière sèche) 70 à 80 tonnes (brutes) 8 à 10 tonnes (grains), volume de bioéthanol : 250 à 330 litres/tonne

Intrants et entretien quasiment nuls après l'an 1

Aucune concurrence alimentaire : sols marginaux/pollués, terres infertiles

Ce qui rend le miscanthus rentable (les atouts)

  • Coût de la matière première réduit : la plante est pérenne (elle produit pendant plus de 20 ans sans replantation), ne nécessite pas d'engrais chimiques grâce au recyclage des nutriments par son rhizome, et s'entretient sans pesticides. Le coût du feedstock pèse pour environ 40 % du coût total, ce qui est inférieur aux autres cultures.

  • Rendement à l'hectare stable : une fois la culture mature (dès la 3ᵉ année), le rendement est régulier. Un seul hectare produit autant de carburant que le maïs, mais à un coût d'exploitation bien inférieur.

  • Valorisation des terres incultes : cultiver le miscanthus sur des terres contaminées ou inondables génère un profit net estimé entre 200 € et 250 € par hectare et par an pour l'agriculteur sur des parcelles habituellement non rentables.

Les obstacles à la rentabilité globale (les freins)

  • L'investissement industriel initial (Capex) : briser la "barrière de la lignine" pour extraire les sucres nécessite des technologies de prétraitement thermochimiques et des enzymes brevetées très coûteuses.

  • Le coût de la logistique : la paille de miscanthus est volumineuse mais très légère. Si l'usine de biocarburant se situe à plus de 50 km des champs, les frais de transport par camion dégradent l'équilibre financier.

  • La dépendance aux subventions et taxes : le bioéthanol 2G dépend fortement des réglementations écologiques (comme les obligations d'incorporation de biocarburants avancés dans l'UE) ou des taxes sur le carbone pour rester compétitif face au pétrole.

Mais en fait, son surcoût est un trompe-l'œil, certes l’essence est moins chère au litre, mais à combien de milliards par an se situent les coûts cachés du maïs et des pétroproduits industriels ?

Évaluation économique et intrants (pesticides)

  • Dépenses à l'hectare : Le coût des traitements phytosanitaires varie fortement selon le système de culture, s'élevant généralement entre 170 €/ha et 800 €/ha pour le maïs grain (incluant le désherbage et l'irrigation).

  • Coûts des alternatives : le désherbage mécanique coûte environ 75 €/ha, contre 30 €/ha pour un traitement chimique classique.

  • Taxation ciblée : Des pays comme le Danemark appliquent une taxe sur les pesticides (pouvant doubler le prix du produit) pour financer la dépollution, générant environ 36,25 € par hectare de terre arable.

Impact sur la ressource en eau

  • Consommation : produire 1 kg de maïs requiert en moyenne 454 litres d'eau (grain) à 238 litres (fourrage). En période de sécheresse, l'irrigation intensive est souvent pointée du doigt.

  • Pollution : des résidus de pesticides se retrouvent dans les eaux brutes et souterraines, engendrant des coûts de traitement de l'eau potable supplémentaires. Les dépenses peuvent atteindre jusqu'à 494 € par ménage dans les zones les plus touchées.

Impact sur la santé et l'environnement

  • Coûts cachés : L'estimation du coût sociétal de l'usage des pesticides est lourde, chiffrée à des dizaines de millions d'euros par an en frais de santé et mesures de régulation.

  • Exposition : la présence de métabolites de pesticides dans l'eau du robinet expose les populations riveraines, avec des risques sanitaires et des fermetures régulières de captages d'eau.

Lien direct entre la culture du maïs et le cadmium expliqué par les pratiques de fertilisation.

La source du problème : les engrais phosphatés

  • Contamination des intrants : les engrais phosphatés minéraux, massivement utilisés pour nourrir le maïs, contiennent naturellement du cadmium à des taux variables selon l’origine géologique de la roche d'extraction. Ils représentent plus de 50 % des apports de cadmium dans les sols agricoles.

  • Acidification du sol : L'usage conjoint d'engrais azotés acidifie le sol. Cette baisse de pH augmente la biodisponibilité du cadmium, le rendant beaucoup plus facile à absorber par les racines de la plante.

Le comportement du maïs face au cadmium

  • Une plante accumulatrice : le maïs possède une forte capacité à puiser le cadmium présent dans la terre. Il le stocke d'abord dans ses racines, puis le transfère dans ses tiges, ses feuilles (maïs fourrage) et, dans une moindre mesure, ses grains (maïs grain).

  • Absence de signaux d'alerte : le maïs peut accumuler des doses importantes de cadmium sans montrer de signes de toxicité visibles (pas de flétrissement immédiat à dose modérée). La pollution passe donc inaperçue à l'œil nu pour l'agriculteur, mais le métal lourd pénètre directement la chaîne alimentaire humaine et animale.

Les risques pour la santé et l'environnement

  • Bombe sanitaire : une fois absorbé par le bétail (via l'ensilage de maïs) ou directement consommé par l'homme, le cadmium s'accumule dans l'organisme (notamment dans les reins et le foie). Sa demi-vie chez l'humain est extrêmement longue, s'étendant de 10 à 30 ans.

Solutions :

Interdire le maïs pour l’alimentation animale et les bioplastiques !

Le dicton du jour : Si les femmes savaient ce que le céleri vaut à l’homme, elles en iraient chercher jusqu’à Rome.

mardi 9 juin 2026

Géothermie profonde à Parly 2, VS 10 milliards pour EDF, alors que le Dogger est le ciment de l'Europe

 


Macron a encore cramé inutilement 10 milliards d’euros du contribuable, afin qu’EDF reste la seule propriété de l’État.

Grosse magouille entre petits amis de grande bassesse, avec Uschi-la-Pétoire, choix du même Macron, car Baba Yaga disciple de la grande prêtresse issue des rangs de la Stazi, qui se sert de l'argent des Européens pour importer du charbon kazakh et du gaz russo-azerbaïdjanais, tandis que #Gérard va consoler son pote Vlad qui est pétro-depressif !

Ces gens-là devraient être saisissables sur leurs biens propres pour détournement d’argent public en gang organisé.

Apparté temporelle :

# Après avoir été président fédéral des Jeunesses sociales-démocrates (Jusos) à la fin des années 1970, il entre à la présidence fédérale du SPD en 1989, et devient l'année suivante ministre-président du Land de Basse-Saxe, à la tête d'une coalition rouge-verte avec les écologistes. Il est réélu deux fois avec une majorité absolue.

Candidat à la chancellerie contre Helmut Kohl aux élections fédérales de 1998, il forme la première coalition fédérale rouge-verte.

8 septembre 2005, dix jours avant les élections en Allemagne. Sous les yeux satisfaits de Gerhard Schröder et de Vladimir Poutine, le gazier russe Gazprom signe avec les géants allemands de la chimie BASF et de l'énergie E.ON une déclaration d'intention pour la construction d'un gazoduc sous la Baltique. 

Accolades viriles, sourires ravis. Une amitié robuste unit celui qui est encore le chancelier allemand (socialdémocrate) au Premier ministre russe.

 Les deux hommes portent le gazoduc Nord Stream 1 sur les fonts baptismaux. À la toute dernière minute. « Schröder, ironise la presse allemande à l'époque, se dépêche de mettre ses propres intérêts à l'abri, juste au cas où il perdrait les élections. » 

Dix jours plus tard, la CDU d'Angela Merkel arrive en tête des élections. Exit Gerhard Schröder. 

Dépité, le perdant déclare à qui veut l'entendre que désormais il va « gagner de l'argent ». Il ne perd pas de temps. Trois mois plus tard, il est nommé chef du conseil de surveillance de la société d'exploitation du futur gazoduc. 

Concert de protestations. « L'ancien chancelier aurait dû respecter un délai de carence de trois ans avant d'accepter ces nouvelles fonctions », condamne l'ONG anticorruption Transparency International. 

Les Allemands baptisent leur ancien chancelier « Gaz Gerd ».

Retour au temps présent :

Le montant de près de 10 milliards d'euros (plus exactement 9,7 milliards) correspond à la facture payée par l'État français pour finaliser la renationalisation d'EDF à 100 % en 2023.

Détails de l'opération et critiques récentes :

  • La dépense : cette somme a servi à racheter les 14 % d'actions privées restantes pour reprendre le contrôle total de l'énergéticien, un processus achevé en juin 2023.

  • L'avis de la Cour des comptes : Dans un rapport, l'institution a qualifié cette opération de "coûteuse". Elle estime que l'État aurait pu piloter la stratégie et garantir la sécurité énergétique de la France sans nécessairement débourser ces 10 milliards pour racheter les dernières parts.

  • Les enjeux actuels : cette nationalisation n'a pas résolu la question de l'endettement massif du groupe (environ 50 milliards d'euros) ni les besoins colossaux de financement pour la construction de futurs réacteurs nucléaires EPR2.

Il faut savoir que la très dangereuse électricité nucléaire ne sert qu’à faire tourner des radiateurs électriques, que cela soit en France et en Europe, tandis que les électrointensifs carburent principalement au gaz importé.

Le gaz, seul bémol de cette installation, qui aurait dû avoir pour complément les incinérateurs à déchets des communes, au CO₂ intégralement recyclé en e-fuel.

Mais il eût fallu associer Veolia au projet plutôt qu’Engie.

Dix milliards, c’est 212 fois 47 millions d’euros, somme investie à Parly 2 pour chauffer 20 000 habitants avec de la géothermie profonde.

20 000 X 212 = 4,255 millions d’habitants.

Les travaux de géothermie de Parly 2 (Le Chesnay-Rocquencourt) ont nécessité plus de dix ans de réflexion et de conception.

Le chantier principal s'est déroulé de 2024 à début 2026, incluant le forage des puits, la construction de la centrale dédiée par Engie et l'installation de plus de 2 km de canalisations d'interconnexion.

Les installations sont entrées en service actif avec succès. Le projet géant couvre aujourd’hui une part majeure des besoins en eau chaude sanitaire et en chauffage de la copropriété.

C’est 5 ans de moins que les hypothétiques EPR, et je suis certain que les délais peuvent encore être écourtés, avec un programme national qui pourrait être porté par l’un des candidats à la présidentielle, plus des coûts réduits grâce aux synergies et volumes de production.

Mais c’est bien plus que cela…

C’est l’or du Rhin, du Danube, de la Tamise et de la Seine réunis !

Les nains creusent les tunnels pour y apprivoiser le feu du dragon Fafnir, plutôt que de le combattre !

C’est là le véritable trésor des Nibelungen.

Le Dogger, ciment fondateur de l’unité des nations européennes, face aux sombres forces du Mordor, essayant d’imposer son uranium, ses terres rares et son lithium, grâce aux perfides d’ici-bas, mettant en place les éléments de leur nucléo-dictature.

Le mot dogger tire son origine du moyen néerlandais dogge ou dogger, qui désignait un type de bateau de pêche à deux mâts. Ces navires étaient traditionnellement utilisés par les pêcheurs hollandais, notamment pour la pêche à la morue et à l'églefin, dans les eaux de la mer du Nord.

Cette appellation a donné son nom à plusieurs lieux et domaines scientifiques :

  • Le Dogger Bank : une vaste zone de hauts-fonds très poissonneuse en mer du Nord. Elle a été nommée ainsi à partir du XVIIᵉ siècle en référence directe aux bateaux doggers qui y jetaient souvent leurs filets.

  • Le Doggerland : vaste étendue de terre qui reliait la Grande-Bretagne à l'Europe continentale durant la dernière période glaciaire. Son nom dérive de celui du Dogger Bank voisin, dont elle formait les hautes terres avant d'être engloutie par les eaux.

  • Le Dogger (géologie) : terme utilisé en stratigraphie pour désigner les formations géologiques du Jurassique moyen (datant de -175 à -154 millions d'années) en Europe. Ce nom a été popularisé par des mineurs et carriers anglais qui extrayaient du calcaire et du minerai de fer de cette strate, connue pour former des concrétions rocheuses très dures souvent appelées doggers.

En Allemagne et en Europe de l'Est, le Dogger (Jurassique moyen) affleure principalement en périphérie des massifs anciens et s'enfonce profondément sous les grands bassins sédimentaires. La Carte géologique internationale de l'Europe (IGME 5000) documente précisément ces structures à l'échelle continentale.

Voici la répartition et les structures clés du Dogger pour cette vaste zone :

Allemagne (Nord et Sud)

Le Dogger allemand se divise en deux contextes structuraux radicalement différents :

  • Bassin d'Allemagne du Nord : le Dogger y est enfoui sous des milliers de mètres de sédiments plus récents. Il est composé de grès et de schistes argileux sombres, souvent étudiés pour leur potentiel en hydrocarbures et en géothermie.

  • Allemagne du Sud (Jura souabe et franconien) : le Dogger affleure de manière spectaculaire (formations dites de l'Asphalte ou du Calcaire à oolithes). Il forme une transition morphologique nette (le "Jura brun" ou Braunjura) entre le Lias (Jura noir) et le Malm (Jura blanc).

Pologne et Europe centrale

  • Bassin polonais : le Dogger s'étend largement en subsurface depuis l'Allemagne jusqu'au centre de la Pologne. Il est constitué de dépôts marins épicontinentaux (sables glauconieux, argiles à ammonites) et constitue un aquifère thermique majeur.

  • Sainte-Croix (Góry Świętokrzyskie) : ce massif du centre de la Pologne offre de superbes affleurements de bordure du Dogger, très riches en faune fossile marine.

⛰️ Arc carpatique et Europe du Sud-Est

  • Carpates (Slovaquie, Roumanie, Rhuténie) : Le Dogger est ici intégré dans des structures plissées complexes (nappes de charriage). Il est souvent représenté par des faciès de mer plus profonde (radiolarites, calcaires pélagiques d'Ammonitico Rosso).

  • Plate-forme moésienne (Roumanie/Bulgarie) : le Dogger y est présent en profondeur, recouvert par le Crétacé et le Néogène, et est activement cartographié pour l'exploration des ressources souterraines.

Retour à la partie française du Dogger

L'ensemble des 36 résidences de Parly 2 basculent vers une alimentation prioritaire par géothermie pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, en substitution du gaz jusqu’ici prédominant.

L’eau est captée dans l’aquifère francilien du Dogger à 1 500 mètres de profondeur, à environ 62 °C, puis transférée vers une chaufferie centrale alimentant un réseau privé de 20 km desservant 7 500 logements et plusieurs équipements, piscines, aires de jeux…

L’eau géothermale est ensuite quasi intégralement réinjectée dans la nappe via un puits dédié.

La copropriété présente ce basculement comme une « grande première à l’échelle nationale » et rappelle se définir comme la « plus grande copropriété d’Europe ». L’option géothermique vise à sécuriser l’approvisionnement thermique, tout en réduisant l’exposition au prix des combustibles fossiles.

La copropriété a engagé près de 12 millions d’euros pour rénover ses installations thermiques.

Engie, opérateur technique du projet et exploitant des installations et du réseau de chauffage, a financé à hauteur de 35 millions d’euros la construction des deux puits, de la centrale géothermique et des canalisations.

Après mise en service, le gaz continuera d’assurer environ 30 % des besoins annuels. Parly 2 précise qu’une conception dimensionnée pour couvrir 100 % des pointes hivernales était « techniquement possible mais trop onéreuse », d’où le maintien d’un appoint fossile pour les jours les plus froids.

Officiellement, Cette mise en service intervient dans un contexte de relance des réseaux de chaleur et d’ambitions publiques renouvelées pour la géothermie. Sur le plan sectoriel, plusieurs mesures nationales ont été annoncées pour « accélérer le développement » de cette filière, en complément d’initiatives locales et privées.

 À l'heure actuelle, la géothermie ne pèse qu’environ 1 % de la consommation de chaleur en France, mais l’exécutif entend accélérer son déploiement. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise à quadrupler la dynamique de projets de géothermie profonde afin d’atteindre 8 à 10 TWh de chaleur en 2035, contre un ordre de grandeur de 2 à 3 TWh au début des années 2020.

La réalité est tout autre...

La relance géothermique en France est une réalité contrastée. Malgré un potentiel énorme permettant de couvrir jusqu'à 30 % des besoins en chaleur d'ici 2050 selon le ⁠Bureau de recherches géologiques et minières, cette énergie ne représente actuellement qu'environ 1 % de la consommation finale de chaleur. Géothermie : une énergie encore trop marginale en France, regrette la Cour des comptes. 

La locomotive francilienne et la géothermie de surface

La géothermie profonde est très concentrée dans le Bassin parisien, qui concentre la majorité des installations françaises et européennes (notamment grâce au projet Géoscan Île-de-France qui cartographie le sous-sol). Géothermie profonde en Île-de-France : les résultats du projet… La géothermie de surface (pompes à chaleur géothermiques) offre le plus grand potentiel de développement et peut être installée sur 90 % du territoire national. ⁠La géothermie, une énergie renouvelable encore sous-exploitée… 

 Des freins structurels majeurs

Bien qu'un plan national de relance ait été initié, ⁠Géothermie en France : un plan national pour atteindre la neutralité… avec des mesures de soutien via le ⁠ministère de la Transition écologique, le déploiement patine. La ⁠Cour des comptes a récemment pointé du doigt la complexité des règles, des procédures administratives trop lourdes, et des risques géologiques et juridiques qui freinent les investissements. 

 Les perspectives technologiques

Le secteur explore de nouveaux relais de croissance, tels que l'extraction de lithium géothermal (essentiel pour les batteries) ou le développement de la géothermie marine pour rafraîchir les bâtiments.

Dans le Bassin de Paris, la ressource du Dogger, exploitée en doublets de forages, se situe typiquement entre 1 500 et 2 000 mètres de profondeur, pour des températures de l’ordre de 55 à 80 °C, rappelle le BRGM. Ces caractéristiques expliquent son usage privilégié pour l’alimentation des réseaux de chaleur urbains.

Cerise sur le gâteau, ces réseaux de chaleur géothermique permettraient la création d’établissements thermaux sur le modèle germanique.

Savoir qu’en France, de faux médecins, vrais escrocs, prescrivent des cures remboursées par la Sécu, aux femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants.

Rien à voir avec les thermes allemandes et autrichiennes, qui sont des thermes de loisirs, où vous pouvez fumer votre clope et boire votre bière, et qui font le plein à l’année, avec hôtellerie, restauration et cliniques spécialisées pour les pathologies pouvant être soignées avec de l’eau thermale.

Il parait que les nuits de pleine Lune, des hordes de Hobbits viennent y baigner leurs pieds en catimini ...

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