mardi 9 juin 2026

Géothermie profonde à Parly 2, VS 10 milliards pour EDF, alors que le Dogger est le ciment de l'Europe

 


Macron a encore cramé inutilement 10 milliards d’euros du contribuable, afin qu’EDF reste la seule propriété de l’État.

Grosse magouille entre petits amis de grande bassesse, avec Uschi-la-Pétoire, choix du même Macron, car Baba Yaga disciple de la grande prêtresse issue des rangs de la Stazi, qui se sert de l'argent des Européens pour importer du charbon kazakh et du gaz russo-azerbaïdjanais, tandis que #Gérard va consoler son pote Vlad qui est pétro-depressif !

Ces gens-là devraient être saisissables sur leurs biens propres pour détournement d’argent public en gang organisé.

Apparté temporelle :

# Après avoir été président fédéral des Jeunesses sociales-démocrates (Jusos) à la fin des années 1970, il entre à la présidence fédérale du SPD en 1989, et devient l'année suivante ministre-président du Land de Basse-Saxe, à la tête d'une coalition rouge-verte avec les écologistes. Il est réélu deux fois avec une majorité absolue.

Candidat à la chancellerie contre Helmut Kohl aux élections fédérales de 1998, il forme la première coalition fédérale rouge-verte.

8 septembre 2005, dix jours avant les élections en Allemagne. Sous les yeux satisfaits de Gerhard Schröder et de Vladimir Poutine, le gazier russe Gazprom signe avec les géants allemands de la chimie BASF et de l'énergie E.ON une déclaration d'intention pour la construction d'un gazoduc sous la Baltique. 

Accolades viriles, sourires ravis. Une amitié robuste unit celui qui est encore le chancelier allemand (socialdémocrate) au Premier ministre russe.

 Les deux hommes portent le gazoduc Nord Stream 1 sur les fonts baptismaux. À la toute dernière minute. « Schröder, ironise la presse allemande à l'époque, se dépêche de mettre ses propres intérêts à l'abri, juste au cas où il perdrait les élections. » 

Dix jours plus tard, la CDU d'Angela Merkel arrive en tête des élections. Exit Gerhard Schröder. 

Dépité, le perdant déclare à qui veut l'entendre que désormais il va « gagner de l'argent ». Il ne perd pas de temps. Trois mois plus tard, il est nommé chef du conseil de surveillance de la société d'exploitation du futur gazoduc. 

Concert de protestations. « L'ancien chancelier aurait dû respecter un délai de carence de trois ans avant d'accepter ces nouvelles fonctions », condamne l'ONG anticorruption Transparency International. 

Les Allemands baptisent leur ancien chancelier « Gaz Gerd ».

Retour au temps présent :

Le montant de près de 10 milliards d'euros (plus exactement 9,7 milliards) correspond à la facture payée par l'État français pour finaliser la renationalisation d'EDF à 100 % en 2023.

Détails de l'opération et critiques récentes :

  • La dépense : cette somme a servi à racheter les 14 % d'actions privées restantes pour reprendre le contrôle total de l'énergéticien, un processus achevé en juin 2023.

  • L'avis de la Cour des comptes : Dans un rapport, l'institution a qualifié cette opération de "coûteuse". Elle estime que l'État aurait pu piloter la stratégie et garantir la sécurité énergétique de la France sans nécessairement débourser ces 10 milliards pour racheter les dernières parts.

  • Les enjeux actuels : cette nationalisation n'a pas résolu la question de l'endettement massif du groupe (environ 50 milliards d'euros) ni les besoins colossaux de financement pour la construction de futurs réacteurs nucléaires EPR2.

Il faut savoir que la très dangereuse électricité nucléaire ne sert qu’à faire tourner des radiateurs électriques, que cela soit en France et en Europe, tandis que les électrointensifs carburent principalement au gaz importé.

Le gaz, seul bémol de cette installation, qui aurait dû avoir pour complément les incinérateurs à déchets des communes, au CO₂ intégralement recyclé en e-fuel.

Mais il eût fallu associer Veolia au projet plutôt qu’Engie.

Dix milliards, c’est 212 fois 47 millions d’euros, somme investie à Parly 2 pour chauffer 20 000 habitants avec de la géothermie profonde.

20 000 X 212 = 4,255 millions d’habitants.

Les travaux de géothermie de Parly 2 (Le Chesnay-Rocquencourt) ont nécessité plus de dix ans de réflexion et de conception.

Le chantier principal s'est déroulé de 2024 à début 2026, incluant le forage des puits, la construction de la centrale dédiée par Engie et l'installation de plus de 2 km de canalisations d'interconnexion.

Les installations sont entrées en service actif avec succès. Le projet géant couvre aujourd’hui une part majeure des besoins en eau chaude sanitaire et en chauffage de la copropriété.

C’est 5 ans de moins que les hypothétiques EPR, et je suis certain que les délais peuvent encore être écourtés, avec un programme national qui pourrait être porté par l’un des candidats à la présidentielle, plus des coûts réduits grâce aux synergies et volumes de production.

Mais c’est bien plus que cela…

C’est l’or du Rhin, du Danube, de la Tamise et de la Seine réunis !

Les nains creusent les tunnels pour y apprivoiser le feu du dragon Fafnir, plutôt que de le combattre !

C’est là le véritable trésor des Nibelungen.

Le Dogger, ciment fondateur de l’unité des nations européennes, face aux sombres forces du Mordor, essayant d’imposer son uranium, ses terres rares et son lithium, grâce aux perfides d’ici-bas, mettant en place les éléments de leur nucléo-dictature.

Le mot dogger tire son origine du moyen néerlandais dogge ou dogger, qui désignait un type de bateau de pêche à deux mâts. Ces navires étaient traditionnellement utilisés par les pêcheurs hollandais, notamment pour la pêche à la morue et à l'églefin, dans les eaux de la mer du Nord.

Cette appellation a donné son nom à plusieurs lieux et domaines scientifiques :

  • Le Dogger Bank : une vaste zone de hauts-fonds très poissonneuse en mer du Nord. Elle a été nommée ainsi à partir du XVIIᵉ siècle en référence directe aux bateaux doggers qui y jetaient souvent leurs filets.

  • Le Doggerland : vaste étendue de terre qui reliait la Grande-Bretagne à l'Europe continentale durant la dernière période glaciaire. Son nom dérive de celui du Dogger Bank voisin, dont elle formait les hautes terres avant d'être engloutie par les eaux.

  • Le Dogger (géologie) : terme utilisé en stratigraphie pour désigner les formations géologiques du Jurassique moyen (datant de -175 à -154 millions d'années) en Europe. Ce nom a été popularisé par des mineurs et carriers anglais qui extrayaient du calcaire et du minerai de fer de cette strate, connue pour former des concrétions rocheuses très dures souvent appelées doggers.

En Allemagne et en Europe de l'Est, le Dogger (Jurassique moyen) affleure principalement en périphérie des massifs anciens et s'enfonce profondément sous les grands bassins sédimentaires. La Carte géologique internationale de l'Europe (IGME 5000) documente précisément ces structures à l'échelle continentale.

Voici la répartition et les structures clés du Dogger pour cette vaste zone :

Allemagne (Nord et Sud)

Le Dogger allemand se divise en deux contextes structuraux radicalement différents :

  • Bassin d'Allemagne du Nord : le Dogger y est enfoui sous des milliers de mètres de sédiments plus récents. Il est composé de grès et de schistes argileux sombres, souvent étudiés pour leur potentiel en hydrocarbures et en géothermie.

  • Allemagne du Sud (Jura souabe et franconien) : le Dogger affleure de manière spectaculaire (formations dites de l'Asphalte ou du Calcaire à oolithes). Il forme une transition morphologique nette (le "Jura brun" ou Braunjura) entre le Lias (Jura noir) et le Malm (Jura blanc).

Pologne et Europe centrale

  • Bassin polonais : le Dogger s'étend largement en subsurface depuis l'Allemagne jusqu'au centre de la Pologne. Il est constitué de dépôts marins épicontinentaux (sables glauconieux, argiles à ammonites) et constitue un aquifère thermique majeur.

  • Sainte-Croix (Góry Świętokrzyskie) : ce massif du centre de la Pologne offre de superbes affleurements de bordure du Dogger, très riches en faune fossile marine.

⛰️ Arc carpatique et Europe du Sud-Est

  • Carpates (Slovaquie, Roumanie, Rhuténie) : Le Dogger est ici intégré dans des structures plissées complexes (nappes de charriage). Il est souvent représenté par des faciès de mer plus profonde (radiolarites, calcaires pélagiques d'Ammonitico Rosso).

  • Plate-forme moésienne (Roumanie/Bulgarie) : le Dogger y est présent en profondeur, recouvert par le Crétacé et le Néogène, et est activement cartographié pour l'exploration des ressources souterraines.

Retour à la partie française du Dogger

L'ensemble des 36 résidences de Parly 2 basculent vers une alimentation prioritaire par géothermie pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, en substitution du gaz jusqu’ici prédominant.

L’eau est captée dans l’aquifère francilien du Dogger à 1 500 mètres de profondeur, à environ 62 °C, puis transférée vers une chaufferie centrale alimentant un réseau privé de 20 km desservant 7 500 logements et plusieurs équipements, piscines, aires de jeux…

L’eau géothermale est ensuite quasi intégralement réinjectée dans la nappe via un puits dédié.

La copropriété présente ce basculement comme une « grande première à l’échelle nationale » et rappelle se définir comme la « plus grande copropriété d’Europe ». L’option géothermique vise à sécuriser l’approvisionnement thermique, tout en réduisant l’exposition au prix des combustibles fossiles.

La copropriété a engagé près de 12 millions d’euros pour rénover ses installations thermiques.

Engie, opérateur technique du projet et exploitant des installations et du réseau de chauffage, a financé à hauteur de 35 millions d’euros la construction des deux puits, de la centrale géothermique et des canalisations.

Après mise en service, le gaz continuera d’assurer environ 30 % des besoins annuels. Parly 2 précise qu’une conception dimensionnée pour couvrir 100 % des pointes hivernales était « techniquement possible mais trop onéreuse », d’où le maintien d’un appoint fossile pour les jours les plus froids.

Officiellement, Cette mise en service intervient dans un contexte de relance des réseaux de chaleur et d’ambitions publiques renouvelées pour la géothermie. Sur le plan sectoriel, plusieurs mesures nationales ont été annoncées pour « accélérer le développement » de cette filière, en complément d’initiatives locales et privées.

 À l'heure actuelle, la géothermie ne pèse qu’environ 1 % de la consommation de chaleur en France, mais l’exécutif entend accélérer son déploiement. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) vise à quadrupler la dynamique de projets de géothermie profonde afin d’atteindre 8 à 10 TWh de chaleur en 2035, contre un ordre de grandeur de 2 à 3 TWh au début des années 2020.

La réalité est tout autre...

La relance géothermique en France est une réalité contrastée. Malgré un potentiel énorme permettant de couvrir jusqu'à 30 % des besoins en chaleur d'ici 2050 selon le ⁠Bureau de recherches géologiques et minières, cette énergie ne représente actuellement qu'environ 1 % de la consommation finale de chaleur. Géothermie : une énergie encore trop marginale en France, regrette la Cour des comptes

La locomotive francilienne et la géothermie de surface

La géothermie profonde est très concentrée dans le Bassin parisien, qui concentre la majorité des installations françaises et européennes (notamment grâce au projet Géoscan Île-de-France qui cartographie le sous-sol). Géothermie profonde en Île-de-France : les résultats du projet… La géothermie de surface (pompes à chaleur géothermiques) offre le plus grand potentiel de développement et peut être installée sur 90 % du territoire national. ⁠La géothermie, une énergie renouvelable encore sous-exploitée… 

 Des freins structurels majeurs

Bien qu'un plan national de relance ait été initié, ⁠Géothermie en France : un plan national pour atteindre la neutralité avec des mesures de soutien via le ⁠ministère de la Transition écologique, le déploiement patine. La ⁠Cour des comptes a récemment pointé du doigt la complexité des règles, des procédures administratives trop lourdes, et des risques géologiques et juridiques qui freinent les investissements. 

 Les perspectives technologiques

Le secteur explore de nouveaux relais de croissance, tels que l'extraction de lithium géothermal (essentiel pour les batteries) ou le développement de la géothermie marine pour rafraîchir les bâtiments.

Dans le Bassin de Paris, la ressource du Dogger, exploitée en doublets de forages, se situe typiquement entre 1 500 et 2 000 mètres de profondeur, pour des températures de l’ordre de 55 à 80 °C, rappelle le BRGM. Ces caractéristiques expliquent son usage privilégié pour l’alimentation des réseaux de chaleur urbains.

Cerise sur le gâteau, ces réseaux de chaleur géothermique permettraient la création d’établissements thermaux sur le modèle germanique.

Savoir qu’en France, de faux médecins, vrais escrocs, prescrivent des cures remboursées par la Sécu, aux femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants.

Rien à voir avec les thermes allemandes et autrichiennes, qui sont des thermes de loisirs, où vous pouvez fumer votre clope et boire votre bière, et qui font le plein à l’année, avec hôtellerie, restauration et cliniques spécialisées pour les pathologies pouvant être soignées avec de l’eau thermale.

Il parait que les nuits de pleine Lune, des hordes de hobbit viennent y baigner leurs pieds en catimini ...

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