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| Pétrole, la vérité est ailleurs... |
Il y a quelques mois, j’écrivais quelque part, qu’il fallait que les dirigeants ukrainiens créent un grand marécage aux frontières de leur pays, idem pour les pays baltes et la Pologne, le tout surveillé par des drones permettant d’économiser la présence de milliers de soldats tout du long de la frontière car no man’s land infranchissable pour les blindés russes.
Peu après, en août 2025, des scientifiques émettaient le même avis :
Le "projet de grand marécage" en Ukraine désigne la sanctuarisation et la restauration des vastes zones humides de la Polésie (incluant les Marais du Pripiat). Cette "Amazonie européenne" est utilisée comme un obstacle naturel et un bouclier de défense stratégique pour ralentir les troupes terrestres venant du nord.
Les principaux aspects de ce grand projet naturel et défensif incluent :
Barrière défensive : les sols marécageux et la rivière Pripiat forment un obstacle naturel presque infranchissable pour les véhicules blindés lourds, protégeant ainsi la frontière nord de l'Ukraine.
Reconstruction et réensauvagement : des ONG comme Rewilding Ukraine œuvrent pour restaurer ces écosystèmes, cruciaux pour la biodiversité et la régulation du climat.
Inspiration européenne : L'efficacité de cette stratégie est telle que d'autres pays, comme la Pologne et la Lituanie, ont lancé des projets similaires le long de leurs propres frontières.
Dans la même région, des mégaprojets de voies navigables (comme la liaison E40) ont été vivement critiqués par des associations environnementales pour les risques de drainage qu'ils font peser sur ces zones humides protégées.
https://euromaidanpress.com/2025/06/24/ukraine-swamps-russian-tanks/#google_vignette
En sus, je proposais de planter de l’herbe à bisons dans la partie ukrainienne située au nord et à l’est du Dniepr.
Plante pérenne qui pousse toute seule de la frontière canadienne jusqu’à celle du Mexique et puits de carbone permettant facilement de produire du bioéthanol en remplacement de l’essence à base de pétrole.
Intérêt stratégique, économique et climatique majeurs !
L'expression « herbe à bison américaine » fait référence au switchgrass (nom scientifique : Panicum virgatum), une plante sauvage des grandes prairies d'Amérique du Nord devenue une ressource majeure pour la production de bioéthanol de deuxième génération.
Bien évidemment, il s’agit seulement de remplacer l’essence des particuliers avec du bioéthanol mélangé à 15 % à un e-fuel.
Pour les entreprises, c’est véhicules électriques grâce au photovoltaïque avec batteries sodium et moteurs sans aimants, plus trains, péniches et drones.
Le diesel (gazole) domine largement le secteur des transports européens, représentant près des deux tiers (67,5 %) de la part de marché des carburants routiers. Avec l'essence, ces deux énergies constituent près de 90 % de la consommation totale d'énergie du transport routier dans l'Union européenne.
La part du diesel varie fortement selon l'usage et les pays :
Marché mondial & rôle européen : L'Europe représente à elle seule environ 25 % du marché mondial du diesel, portée par des pays comme l'Allemagne (environ 35 % de la part européenne) et le Royaume-Uni.
Parc automobile : Si les ventes de voitures neuves diesel se sont effondrées en Europe pour atteindre moins de 8 % des immatriculations, de nombreux pays restent très dépendants du gazole, la France figurant par exemple parmi les plus dépendants avec une part élevée de véhicules en circulation fonctionnant au diesel.
Pourquoi le switchgrass est-il utilisé pour le bioéthanol ?
Rendement élevé : une seule tonne de switchgrass permet de produire potentiellement plus de 3 500 litres d'éthanol, soit environ 2,5 fois le rendement du maïs.
Plante cellulosique : Contrairement au maïs ou à la canne à sucre (première génération), on utilise ici la cellulose des tiges et des feuilles. Cela n'entre pas en compétition avec la production alimentaire humaine.
Faible empreinte écologique : C'est une plante vivace qui vit de 12 à 15 ans. Elle nécessite très peu d'eau, d'engrais ou de pesticides.
Valorisation des sols pauvres : elle pousse facilement sur des terres marginales ou arides où aucune culture alimentaire ne peut survivre.
Mais en Ukraine, c’est le miscanthus géant (Miscanthus × giganteus) qui s'impose comme une ressource stratégique majeure pour la dépollution des sols de guerre (phytorémédiation) et la sécurité énergétique du pays. Cette plante stérile originaire d'Asie, extrêmement résiliente et à croissance rapide, offre une solution écologique pour valoriser les terres agricoles dégradées et contaminées par les combats.
Le nord de l'Ukraine, correspondant principalement à la région naturelle de la Polésie et aux oblasts de Tchernihiv, Soumy et Kiev, couvre environ 114 000 kilomètres carrés. Cette vaste zone représente approximativement 19 % de tout le territoire ukrainien.
Une arme verte pour dépolluer les sols
Expérimentation en zone de guerre : un projet de recherche parrainé par l'OTAN et piloté par l'université Jan Evangelista Purkyne en Tchéquie mène actuellement des tests cruciaux à Vorzel, près de Boutcha.
Restaurer la terre : le projet consiste à cultiver le miscanthus sur des sols pollués par les métaux lourds et les résidus de munitions afin de les revitaliser et de pomper les contaminants.
Barrière écologique : grâce à ses racines denses, le miscanthus stabilise le sol, limite l'érosion et contribue à filtrer et assainir les eaux souterraines.
Sécurité énergétique et reconstruction
Le projet MERIT : À travers l'initiative internationale Miscanthus Energy for a Resilient and Inclusive Transition (MERIT), l'Ukraine collabore avec des experts du Royaume-Uni, d'Espagne, de Pologne et d'Allemagne. Ce programme vise à exploiter jusqu'à deux millions d'hectares de terres arables contaminées pour produire de la biomasse.
Rendements élevés : les conditions climatiques ukrainiennes permettent d'obtenir d'excellents rendements de matière sèche, atteignant fréquemment entre 20 et 30 tonnes par hectare.
Applications concrètes :
Chauffage et biogaz : transformation de la biomasse en pellets hautement calorifiques et en paille de chauffage pour sécuriser l'approvisionnement des réseaux ruraux.
Éco-construction : les fibres de la plante servent à fabriquer des matériaux de construction écologiques indispensables pour reconstruire les infrastructures détruites.
Le miscanthus est l'une des cultures énergétiques les plus prometteuses pour la production de bioéthanol de deuxième génération (2G). Contrairement au bioéthanol de première génération (produit à partir du sucre de la betterave ou de l'amidon du maïs), le bioéthanol 2G utilise la cellulose de la plante, évitant ainsi toute concurrence directe avec l'alimentation humaine.
Le processus de transformation
Biomasse lignocellulosique : le miscanthus est composé de cellulose, de précellulose et de lignine.
Prétraitement : une action chimique ou thermique sépare la lignine pour libérer la cellulose.
Hydrolyse enzymatique : Des enzymes coupent la cellulose pour la transformer en sucres simples (glucose).
Fermentation : Des levures spécifiques fermentent ces sucres pour produire de l'alcool (éthanol).
Distillation : L'alcool est purifié pour obtenir du bioéthanol utilisable comme carburant.
Les avantages majeurs
Bilan carbone exceptionnel : le miscanthus stocke plus de carbone dans le sol via ses racines qu'il n'en émet lors de sa combustion ou de sa transformation.
Aucun intrant nécessaire : sa culture ne requiert presque pas d'engrais ni de pesticides après la première année.
Valorisation des terres pauvres : il pousse sur des sols marginaux, pollués ou non cultivés, préservant les terres fertiles pour l'agriculture alimentaire.
Rendement énergétique : sa forte production de biomasse à l'hectare surpasse celle de nombreux arbres ou autres plantes herbacées.
Les défis techniques et économiques
Verrou de la lignine : la lignine enveloppe solidement la cellulose, ce qui rend l'extraction des sucres complexe et coûteuse.
Coûts des enzymes : les technologies d'hydrolyse enzymatique nécessitent des investissements industriels encore élevés.
Logistique : le transport et le stockage de volumes massifs de paille légère de miscanthus exigent une organisation locale rigoureuse.
La rentabilité du bioéthanol à partir de miscanthus (filière 2G ou deuxième génération) est actuellement au seuil de l'équilibre commercial, fortement conditionnée par les coûts industriels de transformation et le prix des énergies fossiles. Si la plante offre une excellente rentabilité agricole et un coût de matière première très bas, la complexité du raffinage de la cellulose limite pour le moment sa rentabilité globale face au bioéthanol de maïs ou de betterave (1G).
Comparaison des coûts et rendements de production
Le coût de production du bioéthanol 2G issu du miscanthus oscille généralement entre 0,55 € et 0,90 € le litre, selon l'efficacité des usines, contre environ 0,40 € à 0,55 € pour la première génération (1G).
Indicateur (par hectare) Miscanthus (2G) Betterave sucrière (1G) Maïs / Céréales (1G)
Rendement biomasse : 15 à 20 tonnes (matière sèche) 70 à 80 tonnes (brutes) 8 à 10 tonnes (grains), volume de bioéthanol : 250 à 330 litres/tonne
Intrants et entretien quasiment nuls après l'an 1
Aucune concurrence alimentaire : sols marginaux/pollués, terres infertiles
Ce qui rend le miscanthus rentable (les atouts)
Coût de la matière première réduit : la plante est pérenne (elle produit pendant plus de 20 ans sans replantation), ne nécessite pas d'engrais chimiques grâce au recyclage des nutriments par son rhizome, et s'entretient sans pesticides. Le coût du feedstock pèse pour environ 40 % du coût total, ce qui est inférieur aux autres cultures.
Rendement à l'hectare stable : une fois la culture mature (dès la 3ᵉ année), le rendement est régulier. Un seul hectare produit autant de carburant que le maïs, mais à un coût d'exploitation bien inférieur.
Valorisation des terres incultes : cultiver le miscanthus sur des terres contaminées ou inondables génère un profit net estimé entre 200 € et 250 € par hectare et par an pour l'agriculteur sur des parcelles habituellement non rentables.
Les obstacles à la rentabilité globale (les freins)
L'investissement industriel initial (Capex) : briser la "barrière de la lignine" pour extraire les sucres nécessite des technologies de prétraitement thermochimiques et des enzymes brevetées très coûteuses.
Le coût de la logistique : la paille de miscanthus est volumineuse mais très légère. Si l'usine de biocarburant se situe à plus de 50 km des champs, les frais de transport par camion dégradent l'équilibre financier.
La dépendance aux subventions et taxes : le bioéthanol 2G dépend fortement des réglementations écologiques (comme les obligations d'incorporation de biocarburants avancés dans l'UE) ou des taxes sur le carbone pour rester compétitif face au pétrole.
Mais en fait, son surcoût est un trompe-l'œil, certes l’essence est moins chère au litre, mais à combien de milliards par an se situent les coûts cachés du maïs et des pétroproduits industriels ?
Évaluation économique et intrants (pesticides)
Dépenses à l'hectare : Le coût des traitements phytosanitaires varie fortement selon le système de culture, s'élevant généralement entre 170 €/ha et 800 €/ha pour le maïs grain (incluant le désherbage et l'irrigation).
Coûts des alternatives : le désherbage mécanique coûte environ 75 €/ha, contre 30 €/ha pour un traitement chimique classique.
Taxation ciblée : Des pays comme le Danemark appliquent une taxe sur les pesticides (pouvant doubler le prix du produit) pour financer la dépollution, générant environ 36,25 € par hectare de terre arable.
Impact sur la ressource en eau
Consommation : produire 1 kg de maïs requiert en moyenne 454 litres d'eau (grain) à 238 litres (fourrage). En période de sécheresse, l'irrigation intensive est souvent pointée du doigt.
Pollution : des résidus de pesticides se retrouvent dans les eaux brutes et souterraines, engendrant des coûts de traitement de l'eau potable supplémentaires. Les dépenses peuvent atteindre jusqu'à 494 € par ménage dans les zones les plus touchées.
Impact sur la santé et l'environnement
Coûts cachés : L'estimation du coût sociétal de l'usage des pesticides est lourde, chiffrée à des dizaines de millions d'euros par an en frais de santé et mesures de régulation.
Exposition : la présence de métabolites de pesticides dans l'eau du robinet expose les populations riveraines, avec des risques sanitaires et des fermetures régulières de captages d'eau.
Lien direct entre la culture du maïs et le cadmium expliqué par les pratiques de fertilisation.
La source du problème : les engrais phosphatés
Contamination des intrants : les engrais phosphatés minéraux, massivement utilisés pour nourrir le maïs, contiennent naturellement du cadmium à des taux variables selon l’origine géologique de la roche d'extraction. Ils représentent plus de 50 % des apports de cadmium dans les sols agricoles.
Acidification du sol : L'usage conjoint d'engrais azotés acidifie le sol. Cette baisse de pH augmente la biodisponibilité du cadmium, le rendant beaucoup plus facile à absorber par les racines de la plante.
Le comportement du maïs face au cadmium
Une plante accumulatrice : le maïs possède une forte capacité à puiser le cadmium présent dans la terre. Il le stocke d'abord dans ses racines, puis le transfère dans ses tiges, ses feuilles (maïs fourrage) et, dans une moindre mesure, ses grains (maïs grain).
Absence de signaux d'alerte : le maïs peut accumuler des doses importantes de cadmium sans montrer de signes de toxicité visibles (pas de flétrissement immédiat à dose modérée). La pollution passe donc inaperçue à l'œil nu pour l'agriculteur, mais le métal lourd pénètre directement la chaîne alimentaire humaine et animale.
Les risques pour la santé et l'environnement
Bombe sanitaire : une fois absorbé par le bétail (via l'ensilage de maïs) ou directement consommé par l'homme, le cadmium s'accumule dans l'organisme (notamment dans les reins et le foie). Sa demi-vie chez l'humain est extrêmement longue, s'étendant de 10 à 30 ans.
Solutions :
Interdire le maïs pour l’alimentation animale et les bioplastiques !
Le dicton du jour : Si les femmes savaient ce que le céleri vaut à l’homme, elles en iraient chercher jusqu’à Rome.

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